Revêtements murs et sols

Les différents styles de parquet

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Un parquet est un revêtement de sol en bois (ou base de bois) dont la couche d’usure (la face visible, celle sur laquelle on marche) a au moins 2,5 mm d’épaisseur. Une définition stricte qui exclut de cette appellation les sols stratifiés.

On distinguera deux types de parquets : les parquets massifs et les parquets contrecollés.

Les parquets massifs

Ce sont les parquets traditionnels, ceux que l’on retrouve dans les plus anciennes constructions. D’une très longue durée de vie (plus de 100 ans), leurs lames ont une épaisseur d’au moins 22 mm, une largeur comprise entre 50 et 140 mm et une longueur de 250 à 1300 mm. Ils sont composés d’une seule et même essence de bois. Avant la pose, les parquets doivent être stockés dans la pièce qui va les accueillir.

Ainsi, le parquet va « s’adapter » à son futur environnement en fonction de la chaleur et de l’humidité présente dans la pièce. Une étape nécessaire pour éviter toute mauvaise surprise une fois le parquet posé.

Pour ce qui est de la pose proprement dite, les parquets massifs sont soit cloués sur des poutrelles appelées lambourdes, soit collés directement sur une chape ou sur une sous-couche. Posés à l’état brut, les parquets massifs doivent ensuite être traités afin d’éviter toute dégradation. Ils peuvent être huilés, cirés ou vitrifiés.

Les parquets contrecollés

Nés en Scandinavie au début des années 40, ces parquets se composent de 3 couches différentes, assemblées par collage : la première, celle sur laquelle on marche est appelée couche d’usure ou parement (en bois noble et d’une épaisseur de 2,5 à 10 mm), la deuxième, l’âme, et la troisième, le contreparement (ces deux dernières sont le plus souvent fabriquées avec des dérivés de bois, du contreplaqué et/ou des particules). Disponibles dans une grande variété d’essences, ils reprennent la plupart des motifs que l’on retrouve pour les parquets massifs. Côté pose, les parquets contrecollés peuvent être cloués, collés ou flottants. Dans ce dernier cas, les lames, qui possèdent de petites languettes, sont emboîtées (ou collées) entre elles et ne reposent pas sur un support spécifique. L’un des intérêts de ce système est que la pose est rendue possible sur un sol ancien (à condition qu’il n’y ait pas une trop grande différence de niveau).
Si sa durée de vie est plus courte que celle d’un parquet massif bien entretenu (entre 50 et 70 ans), le parquet contrecollé est livré « fini », c’est-à-dire déjà traité !

bien choisir son parquet

Que vous choisissiez un parquet massif ou un parquet contrecollé, réfléchissez bien à l’utilisation que vous voulez en faire ! En fonction, vous choisirez une essence de bois et une épaisseur plus ou moins importante, afin que votre parquet résiste aux « mauvais traitements » que vous allez lui infliger : passages répétés, humidité…

 

 

La sous-couche pour parquet

Aussi importante que le parquet, la sous-couche pour parquet apporte des qualités thermiques, acoustiques et phoniques indispensables pour un sol. En l’occurrence, il existe deux types de sous-couches : le pare-vapeur, pour isoler le parquet de toute humidité, et le second type ayant pour objectif d’offrir une isolation phonique, thermique et acoustique. Ainsi, le pare-vapeur, indispensable pour la pose flottante d’un parquet, peut être recouvert d’une seconde sous-couche en liège pour l’isolation acoustique ou thermique.

S’agissant de la pose à proprement parler, l’essentiel est d’abord de s’assurer que le sol soit plat. C’est précisément cet élément qui permettra de définir le choix de la sous-couche pour un parquet. Une fois ce choix effectué, il convient de dépoussiérer le sol et découper la sous-couche par bande selon les mesures prises. Ensuite, il suffit d’encoller chaque plaque par moitié à l’aide d’une spatule, puis chasser l’air systématiquement.

Le parquet en bambou

Si le parquet en bambou connaît une certaine popularité, c’est notamment pour sa grande résistance, ainsi que son caractère écologique. Adapté pour n’importe quelle pièce, le parquet en bambou peut revêtir deux aspects différents : un aspect classique et un aspect « tissé », pour une résistance plus grande.

Il est tout à fait possible de poser soi-même un parquet en bambou à condition de respecter certaines précautions. Assurez-vous tout d’abord que la structure du sol soit sans accroc et propre. Puis, stockez les lattes dans la pièce entre 24 et 72 heures afin qu’elles soient à température ambiante le jour de la pose. Précisons que la pose du parquet en bambou ressemble fortement à celle d’un parquet traditionnel.

Zoom sur: Les sols stratifiés

Nous l’avons dit, les sols stratifiés ne font pas partie des parquets ! Toutefois, de par leur esthétique proche du bois et leur technique de pose (pose flottante), ils s’en rapprochent. De plus, ils sont aujourd’hui très répandus.

Présentés en lames, les stratifiés sont des revêtements de sol rigides constitués de plusieurs couches de matières composites qui leur donnent l’aspect du bois. Proposés en de multiples coloris, ils sont très faciles à entretenir et très économiques. De plus, ils résistent parfaitement à l’usure et au poinçonnement (résistance à la charge du mobilier, aux chocs, mais aussi à la chute d’objets… et aux traces de talons aiguilles ) ! En fonction de la pièce que vous décidez d’équiper, reportez-vous aux classifications des stratifiés ; il existe 4 niveaux de résistance à l’usure et 3 pour le poinçonnement. Bien entendu, plus on monte en qualité, plus les prix grimpent, même s’ils restent 4 fois moins élevés que pour un parquet !

Avant la pose, qui s’effectue par cliquage, sans colle, vous devez obligatoirement poser une sous-couche. Le plus souvent en mousse, celle-ci vous offre une isolation phonique et surtout, atténue les imperfections de votre sol de départ.

Du fait de leur prix et de leur temps de pose réduits, les sols stratifiés apparaissent donc comme une bonne alternative aux parquets !