Les normes à respecter

La norme RT 2020, pour une transition énergétique aboutie

La norme RT 2020

Les déperditions d’énergie des bâtiments, qui résultent souvent d’un mauvais choix de matériaux, peuvent faire monter la facture de chauffage des ménages jusqu’à 1 800 € et sont en partie responsables des émissions de gaz à effet de serre. Les engagements des « Grenelle de l’environnement » pour la transition énergétique ont débouché sur la mise en œuvre progressive de nouvelles normes énergétiques de construction.

La norme RT 2012, appliquée depuis le 1er janvier 2013, sera supplantée, à partir du 1er janvier 2021, par la norme RT 2020.

Quelques chiffres du secteur du bâtiment

– Consommation énergétique du bâtiment : 43 %, plus que le transport (32 %) et que l’industrie (23 %).
– Émissions de gaz à effet de serre du secteur du bâtiment : un quart des émissions de la France.
– Part du chauffage dans la facture des ménages : 70 %.

Le but de la norme RT 2020

La norme RT 2012, en limitant à 50 kW/h au m² par an la consommation énergétique des habitations neuves, doit permettre de diviser par 3 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020.

La norme RT 2020 augmente encore la performance énergétique des bâtiments, afin de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre de la France.

L’objectif est de renforcer la performance énergétique du secteur du bâtiment, pour accélérer la réduction des gaz à effet de serre. L’atteinte de cet objectif devrait évidemment faire baisser le poids de l’énergie dans le budget des ménages et, ainsi, augmenter leur pouvoir d’achat.

Si le prix de la construction présente un surcoût de l’ordre de 20 % par rapport à la norme RT 2012, la facture d’électricité des bâtiments à énergie positive sera nulle, et le propriétaire pourra même revendre le surplus de production d’électricité à ERDF. Le surcoût devrait être amorti en une dizaine d’années.

Comment se traduit la norme RT 2020 ?

Pour respecter la norme RT 2020, les nouvelles constructions ne devront plus seulement être des bâtiments basse consommation. Elles devront également consommer moins d’énergie qu’elles n’en produisent à partir d’une source d’énergie renouvelable (solaire thermique ou photovoltaïque, micro-éoliennes, pompes à chaleur, bois-énergie).

Les bâtiments à énergie positive (BEPOS) prendront en compte, outre la qualité « haute performance environnementale », un bilan d’énergie primaire inférieur à 0 (production > consommation), une évaluation de l’énergie grise et de l’éco-mobilité et une analyse des consommations post-installation.

Comment respecter la norme RT 2020 ?

Des expérimentations ont débuté en 2014 : une première villa à énergie positive a ainsi été construite à Carros, dans les Alpes-Maritimes. Un appel à projets a été lancé également auprès des collectivités et plusieurs opérations de logements collectifs à énergie positive sont en cours d’étude ou de réalisation, à Rennes, Nantes, Angers, etc.

A partir de 2018, les labels réglementaires seront fixés précisément pour permettre une application de la nouvelle norme RT 2020 dès le 1er janvier 2021.

Dans l’avenir, la multiplication des bâtiments à énergie positive permettra de respecter les engagements climatiques de la France.